Tourisme et culte

Un peu d’histoire

Le nom de Davayat vient du nom du chef gallo-romain DAVAIUS mais l’installation des hommes remonte à une époque beaucoup plus ancienne (plus de 5 000 ans avant Jésus -Christ).
Depuis cette époque, le site fut habité de façon continue jusqu’à nos jours.

Une voie romaine menant de Augustonemetum (Clermont- Ferrand) à Avaricum (Bourges) passait à Davayat devant un temple gaulois remplacé beaucoup plus tard par l’église romane.

De cette voie de circulation subsiste une borne milliaire, demi cylindre en grès visible aujourd’hui sur le parvis de l’église.

Jusqu’en 1890, Davayat se composait de 3 hameaux :

  • le Mas (à l’est),
  • Davayat (le château et ses dépendances),
  • Montotoute (à l’ouest).

L’église Saint-Julien était à l’extérieur du village jusqu’à la construction du quartier des coupades dans les années 1980.

Les endroits à voir

Le Menhir

C’est le plus important d’Auvergne : 4,20 m au-dessus du sol, classé monument historique en 1887

Dressé à la fin du néolithique, il y a plus de 5 000 ans, ce bloc de granit d’une hauteur totale de 5 m et d’une circonférence à la base de 4,70 m pèse près de 10 tonnes.

Ce menhir autrefois appelé « pierre de Montotoux » (de Teutatès, dieu gaulois) se trouve maintenant dans la cour d’une maison vigneronne au 6, rue de l’église.

Le Château de Davayat

Ce château de la Limagne, proche de Riom, fut édifié par campagnes successives à partir d’un pavillon construit à l’extrême fin du 16e siècle par un magistrat riomois. Ce pavillon fut d’abord agrandi dans la deuxième moitié du 17e siècle, à l’est et à l’ouest, par un consul de Riom, Amable Valeix, qui ne put achever les travaux. Ce corps de bâtiment allongé, sur six travées et trois niveaux, comporte dans la travée axiale de la façade sud, un oculus à aileron surmonté d’un fronton à boules. Ces mêmes boules ornent les lucarnes à encadrement de pierre. A cette époque fut probablement aménagé un premier jardin à la française. Au 18e siècle, la propriété fut vendue à la famille Dutour, récemment anoblie, mais dont les agrandissements et les embellissements restèrent également inachevés : des deux ailes en retour prévues, seule l’aile Est fut réalisée. Cette construction, sans doute due à l’architecte Attiret, présente un portique à cinq colonnes doriques soutenant une terrasse bordée d’une balustrade. A l’étage, des pilastres portant un entablement à frise de triglyphes encadrent des occuli ovales peut-être inspirés de ceux du belvédère du palais d’été des empereurs de Chine. Le jardin fut organisé en grandes allées et l’entrée d’honneur fut close d’un portail de ferronnerie à fronton orné d’un cartouche à écussons ovales accolés. Au milieu du 19e siècle, le parc fut transformé à l’anglaise, avant de retrouver au 20e siècle un dessin à la française grâce à l’intervention du paysagiste moulinois Trèves. Dans le parc, se trouvent une chapelle désaffectée en 1707 et restaurée en 1837, ayant conservé décor et mobilier ; un pavillon qui servit pendant la Révolution à cacher un prêtre grâce à un système de boiseries coulissantes ; une serre ; une pergola en forme de temple antique ; des communs (grange, étable, écurie, cuvage, orangerie et logement de fermier).

La pierre de Sainte Flamine

Ce bloc d’arkose, place de l’église, fut identifié au XIXe siècle comme un autel de sacrifice druidique ; le quartier de Montotoux (ou Montotoute) fut un haut-lieu celtique.

La légende populaire affirme que les entailles dans cette pierre sont les empreintes des genoux de Flaminia , martyre chrétienne originaire de Montaclier (Commune de Gimeaux) qui à la fin du IIIème siècle eut la tête tranchée sur ordre du gouverneur d’Auvergne Blasius ou Eulasius.
La tête de Sainte Flamine fut jetée dans le puits voisin du temple en ruine de Teutatès.

Ce puits se trouve actuellement dans la nef de l’église et son eau aurait la particularité de soigner les maladies des yeux.

Maison de La Treille

«Cette maison de villégiature a été construite en 1830 par l’architecte Degeorges qui travaillait alors à la construction du Palais de Justice de Riom.»La Treille» est une maison de maître dont le néoclassique italien appartient au style de l’école du grand architecte de Riom, Claude Attiret (1750-1823).

Réalisée pour le compte de Monsieur Desceze, magistrat d’instruction Riomois et propriétaire des sources de Gimeaux, cette demeure constitue un rare exemple de style Italien en Auvergne. A ce titre, la Maison de la Treille est inscrite sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.»

Extrait de Panorama du patrimoine en pays brayaud  SIET Brayauds et Combrailles

Les maisons brayaudes de Davayat

Maison brayaude, la maison de vigneron. La plupart se trouvent rue de l’Eglise. Elles sont sans doute les plus remarquables. On les reconnait facilement à leurs proportions trapues et surtout à leur escalier extérieur. Elles groupent dans un faible volume tous les locaux nécessaires aux activités des propriétaires : cave, cuvage, habitation, grenier.
La maison présente une seule façade en hauteur, elle est typique du
rebord occidental de la Limagne.
Le toit est à deux pentes, lʼauvent est constitué par un large débord du toit, au-dessus de lʼestre (perron). Sous le toit, un grenier-séchoir appelé galetas s’appuie sur la partie inférieure de la toiture et sur les potelets en bois qui supportent l’auvent.

Les fours à chaux

Les recherches entreprises laissent à penser que l’activité de la chaux dans le canton de Combronde remonte à l’époque Gallo romaine. Avec certitude la carte de Cassini (XVII ième siècle) en situe sur la commune. Les fours actuels datent de 1854 environ.Exploités depuis 1861 par la famille Chazal, puis Cazal-Onzon et enfin Onzon, ils ont cessé définitivement leur activité vers 1950. Trois fours de forme conique sont insérés dans un massif rectangulaire de 26mx16m et de 3m de haut. Ils sont en cours de réhabilitation grâce au bénévolat associatif, au financement de la Communauté de Commune de chantier international de jeunes en été et au soutient actif de la municipalité.
Pour des raisons de sécurité, ils ne peuvent pas être visités sauf accompagné. Voir association Cynorhodon

Loisirs

Médiathèque

Place Maréchal Fayolle

63400 Combronde

Cinéma La Viouze

Avenue de La Gare
63770 Les Ancizes-Comps

Salle de spectacle La Passerelle

63 440 Le Pont de Menat

Lieu de culte

Église Sainte Flamine et Saint Julien

L’église (1778) est dédiée à deux martyrs.
Saint Julien, un soldat romain, exécuté à Brioude après sa conversion au christianisme. Le retable baroque du XVIII siècle lui est consacré.
Sainte Flamine une jeune fille, décapitée par des soldats romains.
Elle aurait eu la tête tranchée sur la pierre à côté de l’église. Ses bourreaux jetèrent sa tête dans le puits d’un temple. L’église abrite aujourd’hui ce puits. On dit que l’eau de celui-ci est miraculeuse : elle soignerait les malades des yeux.

Siet Brayauds & Combrailles

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